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Les abeilles au jardin

L'origine du mot "abeille" nous vient du latin *ăpĭcŭla*, qui se traduit littéralement par « petite abeille ». De manière surprenante, elle est encore désignée par certains comme "La mouche à miel" dans quelques coins reculés.

La première édition du Dictionnaire de l'Académie française, publiée en 1694, décrit l'abeille comme une « mouche à miel », qu'elle vive à l'état sauvage ou soit élevée par l'homme.

Rencontrées principalement durant les mois chauds, ces petites créatures, dont le miel édulcore nos vies, restent pourtant méconnues. Que savons-nous vraiment de leur rôle irremplaçable dans notre écosystème ?

Prenez un moment pour observer un insecte de près. Une vraie observation, où l'on s'approche doucement, sans perturber, pour contempler. Vous êtes-vous déjà demandé ce qui lui traverse l'esprit alors qu'il vous fait face ? Est-ce la peur, l'indifférence, ou bien ne nous remarque-t-il même pas ?

Le monde des abeilles est d'une richesse insoupçonnée, avec environ 20 000 espèces réparties dans le monde, dont 2 000 en Europe et plus de 900 en France. Parmi cette diversité, seule l'espèce *Apis mellifera* en Europe est domestiquée pour la production de miel, bien qu'elle présente de nombreuses sous-espèces. En dehors de cette exception, la plupart des abeilles sauvages vivent seules, loin de l'image commune des colonies, elles incarnent ce qu'on appelle les abeilles solitaires.

Ces êtres, classés parmi les insectes hyménoptères, se distinguent par leur régime exclusivement végétarien et leur quête incessante de nectar.

Une existence dédiée à la pollinisation...

Abeille insecte morphologie

La morphologie d'une abeille :

La taille et le poids des abeilles varient selon les espèces, leur taille va de 9 à 15 mm de long et elles peuvent peser de 60 à 80 mg.

Le corps de l’abeille est divisé en trois parties : tête, thorax et abdomen. Elle possède deux paires d’ailes membraneuses et trois paires de pattes.

nourriture pollen végétal fleurs

La nourriture d'une abeille :

De nombreuses plantes attirent les abeilles, mais elles butinent surtout les espèces qui ont des fleurs riches en nectar (nectarifères), un liquide sucré indispensable à la fabrication du miel comme le châtaignier, la lavande, le sapin, le tilleul, le pissenlit, le robinier aux acacias, le trèfle blanc...

Fleurs jardin abeille jardin

La pollinisation :

Les plantes à fleurs et les abeilles se rendent de précieux services. Les fleurs fournissent de la nourriture aux abeilles, tandis que les abeilles les aident à se reproduire. C’est donnant-donnant ! Pour bien comprendre La reproduction des plantes à fleurs peut se faire par voie aérienne, avec l’aide du vent, parfois celle des oiseaux ou des chauves-souris, mais aussi et surtout grâce aux insectes dits pollinisateurs, comme les abeilles. Que se passe-t-il exactement ? En butinant du nectar, les abeilles se frottent aux organes mâles (les étamines) d’une fleur et retiennent sur leurs poils des grains de pollen. Ceux-ci seront ensuite déposés involontairement sur l’organe femelle (le pistil) de cette même fleur ou d’une autre fleur de la même espèce. La fleur pourra alors produire un fruit contenant une ou plusieurs graines qui, après germination, au contact de l’eau et de la terre, donneront naissance à de nouvelles plantes.

L’homme et l’abeille : une très longue histoire

 

Depuis l'antiquité, et notamment depuis l’origine des civilisations, les abeilles sont célébrées pour leur production de miel, et nous lui pardonnons facilement ses piqûres douloureuses, puisqu’elles entraînent généralement sa mort. Contrairement à une reine ou à une guêpe, l’aiguillon de l’ouvrière est barbelé. Il demeure dans la plaie, et l’abeille qui se retire déchire le bas de son abdomen.

Dès l’origine, ce petit être étrange, vivant en société, attire la curiosité de l’homme.

Leur organisation sociale a inspiré de nombreux philosophes, mais rares sont ceux qui connaissent vraiment leur fonctionnement et leur mode de vie… Si aujourd’hui les miels, le pollen, la gelée royale ou la propolis sont adorés des consommateurs, le rôle fondamental des abeilles dans la pollinisation est pourtant essentiel !

Lorsque l'homme a découvert les bienfaits des groupes d’abeilles, il s'est efforcé de les localiser, puis de les abriter et de les placer à proximité de leurs propres lieux de vie. Il faudra attendre le XIXe siècle pour que l’homme intervienne réellement sur le fonctionnement de la colonie, pratique l’essaimage artificiel, l’élevage des reines... Le début de l’apiculture moderne !

Dans toutes les civilisations, recherchée pour la cire, le miel ou la propolis, l’abeille interroge ! En Chine, considérés comme des remèdes supérieurs, le miel, le pollen, la gelée royale font partie de la pharmacopée médicale de Shennong. Le miel était même employé comme antiseptique et chez les Hittites, le vol de ruche était puni de la peine de mort.

Parce que le poids des abeilles dans l’économie rurale ne se limite pas au miel, il faut mentionner la cire qui faisait les bougies jusqu’à ce que la création de la bougie stéarique, du gaz d’éclairage puis de l’électricité en réduisent l’importance.

 

Pourtant, de nos jours, la plupart des gens croient que le rôle des abeilles est de polliniser les récoltes et de produire du miel pour les humains. Les abeilles d'élevage sont souvent cantonnées à ces deux fonctions et traitées comme des êtres voués à satisfaire nos besoins. Une approche parfaitement anthropocentrique. Les techniques conventionnelles d'élevage ne sont malheureusement pas centrées sur les besoins des abeilles. Elle nous amène à revoir en profondeur la façon dont nous partageons la Terre avec les autres formes de vie.

Si nous savons ce que font spontanément les abeilles et pourquoi, nous pourrons leur offrir un environnement propice.

La vie des abeilles :

 

Nos abeilles partagent le sort commun à tant d'aspects de notre monde : nous capturons un aperçu de leurs comportements, affirmant qu'elles agissent de telle manière, que leurs reines émergent de cette façon, que leurs ouvrières demeurent chastes, qu'elles forment des essaims à certaines périodes. L'organisation sociale des abeilles, à la fois complexe et stratifiée, ne tarde pas à nourrir nos imaginaires. Nous pensons les comprendre et ne cherchons pas davantage. Nous les observons, s'affairant de fleur en fleur, nous notons l'agitation vibrante de la ruche.

Leur existence nous paraît simple, réduite, comme tant d'autres, aux préoccupations instinctives de survie et de reproduction.

Pourtant, dès qu'on s'approche pour mieux discerner, on se confronte à la terrifiante complexité des phénomènes les plus naturels, à l'énigme de l'intelligence, de la volonté, des destins, des objectifs, des moyens et des causes, à l'organisation insaisissable du moindre geste.

 

Les moments importants dans la vie d'une abeille, comme l'essaimage, la fondation d'une nouvelle colonie, la naissance, les luttes et le vol nuptial des jeunes reines, le massacre des mâles et le retour à la léthargie hivernale, sont d'une richesse inouïe. Une fois fécondée par un ou plusieurs mâles, la reine est vouée à une vie de ponte. De ses œufs éclosent des larves qui se métamorphoseront progressivement en adultes. Un œuf peut mener à trois castes différentes, selon qu'il a été fécondé par un mâle (pouvant alors donner naissance à une ouvrière ou une reine, en fonction de l'alimentation de la larve) ou non (donnant naissance à un faux bourdon). Le processus de développement d'une reine dure 16 jours, traversant trois phases avant son émergence, et elle vit en moyenne 3 à 5 ans.

Une ouvrière, quant à elle, se développe sur 21 jours, avec une espérance de vie qui fluctue selon les saisons - de cinq à six semaines en été à cinq à six mois en hiver. Le faux bourdon atteint l'âge adulte en 24 jours, avec une maturité sexuelle survenant environ douze jours après son émergence et une durée de vie d'environ 90 jours.

L'abeille, encore plus que la fourmi, est un être grégaire. Lorsqu'elle quitte la ruche, surpeuplée au point de devoir se frayer un chemin à coups de tête, elle s'éloigne de son milieu naturel. Elle doit, sous peine de mort, régulièrement revenir à la foule, tout comme le nageur remonte à la surface pour respirer. Même isolée, avec suffisamment de nourriture et dans des conditions idéales, elle meurt au bout de quelques jours, non de faim ou de froid, mais de solitude.

Dans la ruche, l'individu s'efface derrière la collectivité, sa vie est un dévouement total à l'entité immense et éternelle dont il est une partie. Chaque abeille, apparemment immobile, s'affaire sans cesse, assumant un rôle distinct. Même celles qui paraissent le plus inactives, suspendues en grappes contre les parois, ont en réalité la mission la plus épuisante : elles produisent et sécrètent la cire. L'abeille sacrifie beaucoup pour le confort, la sécurité, et la perfection architecturale, économique et politique de la ruche, où l'individualisme n'a pas sa place.

L’esprit de la ruche

 

Quelle forme prend-il, cet esprit ? Il ne ressemble pas à l'instinct inné des oiseaux capables de construire leurs nids et de migrer vers de nouveaux horizons au retour de la saison. Il n'est pas non plus une habitude innée et aveugle de l'espèce, qui vit dans un désir instinctif de survie et se trouve désorientée face à des événements inattendus qui perturbent les habitudes. Au lieu de cela, il s'adapte aux circonstances dominantes, tel un serviteur habile et alerte, capable d'exploiter même les directives les plus périlleuses de son maître.

Il gère sans pitié, mais avec une certaine retenue, comme s'il était guidé par un devoir, le destin, le bonheur, la liberté et la vie d'une communauté entière. Il ajuste le nombre de naissances à celui des fleurs dans les champs, informe la reine de son imminent remplacement ou de la nécessité de son exil, la contraint à engendrer ses propres rivales, les élève avec majesté, les protège contre la rancune maternelle, et, en fonction de la générosité de la flore, de la saison et des risques liés au vol nuptial, autorise ou interdit à la première née de tuer ses jeunes sœurs encore dans le berceau.

Lorsque la saison avance et que les journées fleuries raccourcissent, pour mettre fin aux rébellions et encourager le travail, il ordonne l'extermination de toute progéniture royale par les ouvrières. Cet esprit fait preuve de prudence et d'économie, sans être parcimonieux. Il semble comprendre les lois extravagantes de la nature en matière d'amour. Ainsi, durant l'été, il tolère la présence envahissante de centaines de mâles bruyants, maladroits, inutiles, prétentieux, oisifs, gourmands, grossiers, et insatiables, sachant que parmi eux, la reine choisira son partenaire.

Mais une fois la reine fécondée et les fleurs s'épanouissant moins, un matin, de manière impitoyable, il est décidé d'exterminer toutes ces ouvrières de manière généralisée et simultanée. Il organise le travail de chaque ouvrière. Selon leur âge, il attribue à chaque nourrice la charge de s'occuper des larves et des nymphes, aux dames d’honneur le soin de veiller sur la reine et de ne jamais la quitter des yeux, aux ventileuses la mission de battre des ailes pour ventiler, refroidir ou réchauffer la ruche, accélérant ainsi l'évaporation du miel gorgé d'eau.

Il confie aux architectes, aux bâtisseurs, aux producteurs de cire, aux sculpteurs la construction des alvéoles et des rayons, et aux butineuses la récolte dans les champs du nectar qui se transformera en miel, du pollen qui nourrit larves et nymphes, de la propolis qui renforce et étanchéifie les structures de leur cité, de l’eau et du sel essentiels à la jeunesse de la colonie. Il délègue aux chimistes la tâche de conserver le miel en y ajoutant via leur dard une goutte d'acide formique, aux operculeuses de sceller les cellules remplies de cette précieuse substance, aux balayeuses de garantir la propreté impeccable des voies et places publiques, aux nécrophores de transporter loin les dépouilles, aux gardiennes qui assurent jour et nuit la sécurité de l'entrée, interrogeant ceux qui entrent et sortent, identifiant les jeunes à leur première sortie, repoussant les vagabonds et les maraudeurs, chassant les étrangers, affrontant en groupe les menaces sérieuses, et si nécessaire, barricadant l'accès.

C'est à l'« esprit de la ruche » de fixer le moment du grand sacrifice annuel pour le bien de l'espèce, l'essaimage, où une colonie entière, au sommet de sa prospérité, laisse derrière elle toutes ses possessions pour s'aventurer dans l'incertitude d'une nouvelle demeure. Dans la ruche, l'essaimage, ce grand sacrifice se prépare. Sous la directive de cet « esprit », difficile à saisir car contraire à nos instincts naturels, une grande partie de la colonie s'apprête à quitter la cité à l'instant déterminé. La ville laissée derrière abritera les mâles potentiels pour la reine, les jeunes abeilles s'occupant des larves et un petit nombre d'ouvrières poursuivant la récolte, pour préserver les richesses accumulées et les valeurs morales de la ruche. Car chaque ruche possède sa propre morale. Tout pousse à croire que ce n'est pas la reine, mais l'esprit de la ruche qui orchestre l'essaimage.

 

Communication des abeilles :

Von Frisch est celui qui a prouvé que des créatures aussi simples que les abeilles sont capables de partager des renseignements précis avec leurs semblables, révélant ainsi l'existence d'une forme de communication structurée chez les animaux.

Un jour crucial du printemps 1919, il fera une découverte marquante : la fameuse danse des abeilles, qui constitue leur méthode de communication sur les emplacements des sources de nourriture.

Le mode de communication varie selon les espèces d’abeilles, indiquant l’existence de « dialectes » propres à chacune.

Bien qu’il soit avéré que les abeilles s’échangent des informations, la manière dont elles le font diffère de la communication humaine. Elles montrent une capacité étonnante à se synchroniser et à coordonner leurs actions rapidement. Par exemple, lorsqu'un grand prédateur, comme le papillon, s'introduit dans la ruche, l'alerte se propage rapidement de l'entrée jusqu'aux dernières ouvrières, le message affecte l'ensemble de la colonie.

Dans leur communication, les abeilles sociales déploient un langage complexe, elles usent de signaux tactiles, chimiques ou visuels.

 

Leur manière de communiquer la plus remarquable prend la forme d'une danse :

La danse circulaire signifie, pour une éclaireuse tournant dans les deux sens sur les rayons, la découverte d'une source de nourriture à proximité, à moins de soixante mètres de la ruche. Les butineuses reçoivent le message même dans l'obscurité et partent à la recherche de cette source.

Quant à la danse en huit, ou danse frétillante, elle est bien plus détaillée. L'éclaireuse avance en ligne droite en agitant son abdomen, forme une boucle dans une direction, poursuit sa ligne droite avant de faire une boucle dans la direction opposée. Ce mouvement signale aux butineuses qu'une source de nourriture se situe plus loin. Des détails sur l'emplacement sont fournis, l'orientation de la ligne droite indique la direction à suivre par rapport au soleil, la vitesse de la danse et l'intensité des frétillements informe sur la distance et la qualité de la nourriture.

Les abeilles communiquent aussi par le biais des odeurs !  Une butineuse qui épuise le nectar d'une fleur laisse derrière elle une odeur pour signaler aux autres qu'il n'y a plus rien à collecter. Grâce à leur sens olfactif, les butineuses peuvent aussi déterminer la nature d'une source de nourriture identifiée par les éclaireuses, en les « reniflant », bien qu'elles n'aient pas de narines, ce sont leurs antennes qui jouent le rôle.

Pollen, Abeille vol insecte

La menace sur les abeilles

 

70 % des cultures végétales dépendent de la pollinisation effectuée par des insectes. À cet égard, les abeilles jouent un rôle crucial, étant donné la possibilité de déplacer les ruches au plus près des zones de cultures et des vergers à polliniser. Bien qu'il soit inexact de croire que les abeilles sont les seules responsables de la pollinisation de l'ensemble des cultures, il est indéniable qu'elles exercent une grande influence sur la production végétale. Leur apport économique est estimé à 150 milliards d'euros par an à l'échelle globale. 

Elles sont confrontées à de multiples périls : maladies, pollution, prédateurs, utilisation de pesticides. S'engager dans la protection des abeilles revient à défendre la biodiversité et, par extension, à contribuer à la survie de notre Terre.

Les abeilles sont en péril. On observe chaque année une diminution de leurs populations, un constat alarmant partagé tant par les scientifiques que par les apiculteurs, ces derniers sonnent régulièrement l'alarme.

- Le changement climatique : lors de sécheresses, les fleurs secrètent bien moins de nectar, parfois même pas du tout et plongent les abeilles dans une véritable famine.

- La détérioration de leur habitat : l'expansion urbaine, le désherbage trop régulier, la coupe des prairies fleuries, et le retrait des haies sont autant de facteurs qui nuisent aux abeilles.

- Les prédateurs : Certains animaux se nourrissent d'abeilles, ils participent naturellement à la chaîne alimentaire. Cependant, l'introduction accidentelle du frelon asiatique (Vespa velutina) en 2004 suscite une inquiétude croissante chez les autorités et les apiculteurs, il présente un danger pour l'homme et sa capacité à dévaster les colonies d'abeilles.

- Les pesticides sont un fléau : dès 1997, les apiculteurs sont convaincus que leurs abeilles souffrent en silence des effets néfastes du Gaucho®. Les abeilles disparaissent massivement. Dans leur solitude, les apiculteurs perçoivent le discours séduisant des puissants, vantant les mérites des semences traitées chimiquement. En 2004, les catalogues des semenciers vantent encore l'image d'une abeille épanouie grâce à la génétique améliorée, malgré l'évidence d'un désastre écologique. Les grosses firmes argumentent que les semences traitées évitent le contact avec les abeilles, bien que la réalité soit tout autre, avec des milliards d'abeilles qui meurent prématurément depuis 1996, ce qui entraine une chute dramatique du nombre d'apiculteurs et des ruches, ainsi qu'une perte considérable de production de miel.

Pendant ce temps, les géants de l'agrochimie prospèrent, tirant profit de leurs produits sous couvert de protection des plantes, tandis que le secteur du miel ne reçoit aucune compensation, malgré d'énormes dépenses pour démontrer la toxicité des pesticides. Les apiculteurs subissent des pertes considérables, impactant gravement l'ensemble de l'agriculture.

Protéger les abeilles, c'est protéger notre futur ! Les abeilles, face à des défis croissants, soulèvent des questions cruciales sur notre environnement, notre agriculture, notre alimentation et notre relation avec la nature. Elles sont indispensables à la vie !

 

Préservation des abeilles :

 

Comment aider les abeilles ? Après avoir pris connaissance des risques qui pèsent sur elles, voici des actions simples pour les soutenir ! Consommez du miel de votre région, choisissez le miel fabriqué par des apiculteurs locaux, pas celui importé. Savourez un produit de qualité, dont l'origine est connue, c'est aussi encourager l'activité des producteurs locaux. Adoptez une ruche, les fonds donnés aideront l'apiculteur à développer son exploitation, et en retour vous recevrez une part du miel des abeilles, ainsi que des nouvelles de la ruche par photos ou vidéos. Vous pourrez même aller voir vos protégées. Évitez les produits chimiques dans votre jardin, pour protéger les abeilles et autres pollinisateurs sans oublier votre propre santé, évitez l'utilisation d'insecticides et herbicides. Mettez en place un point d'eau, les abeilles, qu'elles soient élevées ou sauvages, peinent parfois à trouver de l'eau, surtout durant les chaudes journées d'été. Aidez-les en disposant de l'eau dans une soucoupe ou un plateau creux, en veillant à y placer des pierres ou de la mousse pour qu'elles puissent s'abreuver sans risque. Cultivez des fleurs nectarifères.

Notez que même une jardinière sur un rebord de fenêtre peut accueillir des plantes florales. Offrez-leur un refuge, il ne faut pas oublier les abeilles sauvages, tout aussi vitales pour notre écosystème.

L'abeille, du latin ăpĭcŭla signifiant « petite abeille », est parfois appelée "La mouche à miel" dans certaines localités. Le Dictionnaire de l'Académie française de 1694 la définit comme une « mouche à miel, sauvage ou domestique ».

Il y a près de 20 000 espèces d'abeilles dans le monde, environ 2 000 en Europe et plus de 900 en France. La majorité des espèces d’abeilles sauvages ne forment pas des colonies et sont considérées comme des abeilles solitaires.

La taille des abeilles varie de 9 à 15 mm de long et elles peuvent peser de 60 à 80 mg. Leur corps est divisé en trois parties : tête, thorax et abdomen. Elles possèdent deux paires d’ailes et trois paires de pattes.

Les abeilles se nourrissent principalement de nectar, provenant de fleurs riches comme le châtaignier, la lavande, le sapin, le tilleul, le pissenlit, et le trèfle blanc.

Les abeilles jouent un rôle crucial dans la pollinisation des plantes à fleurs, aidant à leur reproduction. En butinant, elles transportent le pollen d’une fleur à l’autre, facilitant ainsi la fécondation.

L'homme et l'abeille ont une relation millénaire, centrée autour de la production de miel. L’apiculture moderne a débuté au XIXe siècle, améliorant la gestion des colonies d'abeilles.

Les abeilles communiquent principalement par des danses et des signaux olfactifs pour partager des informations sur les sources de nourriture et d'autres aspects cruciaux de leur vie en colonie.

Les abeilles sont menacées par le changement climatique, la perte d'habitat, les prédateurs comme le frelon asiatique, et l'utilisation de pesticides, impactant négativement leur population.

Pour aider les abeilles, il est conseillé de consommer du miel local, d'éviter les produits chimiques dans les jardins, d'offrir des points d'eau et de cultiver des fleurs nectarifères, et même d'adopter une ruche.

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