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Les vers de terre

La réputation du ver de terre n'est plus à établir. Devenu une figure incontournable de la fertilité des sols, ce modeste animal mérite toute notre reconnaissance. Parmi le très grand nombre d'espèces vivantes qui habitent la terre, certaines jouent un rôle essentiel dans le fonctionnement des écosystèmes. Aux côtés d'autres micro-organismes (en collaboration avec les plantes, les champignons), son travail incessant transforme les matières organiques en matières minérales. Par son brassage, son remuement, sa digestion, il enrichit la surface de la terre avec une nouvelle terre dotée de propriétés extrêmement bénéfiques pour les plantes. Ses excréments et son mode de vie contribuent significativement à la fécondité des sols.

Pourtant, la vie recluse des vers de terre dans les sols ne permet pas de les estimer à leur juste valeur, d’autant qu’ils sont généralement considérés comme hideux, voire dégoûtants. Cette vie souterraine est difficilement observable par nous, les hommes.

 

Les vers de terre

Quelle est la biomasse des vers de terre à l'échelle planétaire ? Le poids total des « êtres vivants » sur Terre est estimé à 550 gigatonnes, soit 550 milliards de tonnes. Cette masse se répartit ainsi : 57 % sur terre et 42 % sous terre. À eux seuls, les Annélides représentent 200 millions de tonnes (0,2 Gt). Avec leurs 50 millions de tonnes (0,05 Gt), soit 0,01 %, les humains pèsent 20 fois moins que les vers de terre. Ce système naturel peut être profondément perturbé par nos actions anthropiques, les activités humaines modifiant considérablement, parfois de manière irréversible, les cycles naturels en altérant la nature du sol et en diminuant l'habitat disponible pour les vers de terre. Dépourvu de protection spécifique, le ver de terre est un animal à corps nu, extrêmement sensible aux substances chimiques.

Dans un sol vivant (non labouré et pas trop sec) on peut recenser jusqu'à 3 tonnes de vers de terre à l'hectare. Ce qui équivaut à environ 300 000 individus.

La comparaison de ces chiffres nous amène à prendre conscience de l'importance cruciale de la vie souterraine et de la relative insignifiance de la présence humaine.

Saviez-vous qu'il existe 150 espèces de vers de terre ? Certains résident dans le compost d'éléments préalablement prédécomposés, et d'autres remontent à la surface pour chercher leur nourriture avant de la décomposer.

Les vers de terre

Il existe trois groupes de lombriciens qui se partagent les tâches dans les différents niveaux du sol. Omnivore, il peut se nourrir de tout, à condition que cela soit bien décomposé. Les épigés occupent en surface les litières des boisements et des prairies, et s’imposent dans nos tas de détritus et de compost. Ils sont de ce fait absents des terres labourées et nues. Ils sélectionnent leur nourriture à la surface de la terre, se nourrissant principalement de végétaux, de feuilles, d'herbes coupées ou mortes. Les vers de compost n'ont pas le choix de leur alimentation, prenant ce qu'on leur offre.

Les endogés vivent dessous, dans le sol, et creusent des galeries essentiellement horizontales plus ou moins durables. Enfin, les anéciques sont les plus costauds et les plus longévifs. Ils creusent, jusqu’à 5 mètres de profondeur, des galeries verticales très stables dans lesquelles ils amènent, et parfois stockent, des débris végétaux. Tous s’attaquent à la matière organique morte, participent à la décomposition et au recyclage des éléments biogènes (azote, phosphore, potasse, etc.) nécessaires à la fertilité des sols.

Le régime alimentaire des vers de terre se compose en grande partie d'éléments végétaux, préalablement décomposés par d'autres « décomposeurs », souvent mélangés à la terre et au compost. Leur gésier, équipé de microcristaux, poursuit le travail de malaxage et de broyage de ces éléments pour ensuite les digérer.

 

Bon à savoir : 

Lorsque le sol devient inadéquat (trop sec) leur hibernation est finement conduite pour gérer leur température sans besoins nutritionnels ! Et, certains d’entre eux, pour survivre en des passes difficiles, s’aspergent de leur propre urine pour éviter l’assèchement.

 

Les vers de terre assurent un rajeunissement continuel du sol en optimisant sa structure et en y créant une porosité incroyable ! Ce travail de terrassement aboutit à la création d’une éponge moelleuse à l’intérieur de laquelle un réseau de galeries se développe tout au long de l’année. Ce réseau peut atteindre 4 000 kilomètres à l’hectare, soit 400 mètres linéaires par mètre carré. Autre fait : 1 kilo de vers de terre remue par an environ 270 kilos de terre.

Le lombricien, souvent négligé dans sa contribution essentielle, se révèle être un pilier fondamental pour la vitalité et l'abondance des jardins. Un architecte discret du sous-sol, il joue un rôle primordial dans la création et la conservation d'un terreau fertile et riche, un composant crucial pour tout écosystème de jardin.

 

Ces modestes ingénieurs écologiques

Les vers de terre, sont des partenaires précieux, quoique souvent ignorés, pour tout jardinier. Derrière leur apparence simple et discrète se cache une capacité remarquable à transformer et enrichir les écosystèmes souterrains, ils orchestrent une symphonie silencieuse sous nos pieds.

 

Des alliés incontournables pour les passionnés de jardinage !

 

Oxygénation du sol 

En se déplaçant dans la terre, les lombriciens forment un labyrinthe complexe de galeries, ce qui favorise considérablement l'aération du sol. Cette activité permet une circulation plus aisée de l'air et de l'eau, essentielle pour la santé des plantes. Leur labeur incessant rend le sol plus meuble et accueillant.

 

Transformation de la matière organique

Acteurs clés de la décomposition, les lombrics transforment les débris végétaux en un compost riche et nourrissant, le vermicompost. Ce processus naturel d'enrichissement du sol favorise une terre plus fertile, prête à accueillir la végétation. 

 

Production d'un engrais naturel

Le vermicompost, issu des excréments des lombrics, est un fertilisant naturel exceptionnellement riche en nutriments et micro-organismes bénéfiques, améliorant la fertilité et la structure du sol.

 

Stimulation de la croissance des plantes

Les jardins bénéficiant de l'activité des lombrics affichent souvent une croissance végétale plus robuste. En décomposant la matière organique, ils libèrent des nutriments essentiels, facilitant ainsi l'accès des plantes à ces éléments vitaux pour leur épanouissement.

 

Contrôle naturel des nuisibles

En favorisant un sol sain et une microflore variée, les vers de terre jouent un rôle crucial dans la prévention des infestations de nuisibles et de maladies, contribuant ainsi à un environnement plus résistant et équilibré.

 

Recyclage des nutriments

Les lombriciens sont essentiels au recyclage des nutriments, minimisant le besoin d'engrais artificiels et promouvant une approche de jardinage plus respectueuse de l'environnement. Leur présence enrichit la biodiversité du sol et soutient un large éventail de vie végétale et animale.

 

Rétention d'eau 

Les tunnels des lombriciens améliorent la rétention et la distribution de l'eau dans le sol, ce qui aide les jardins à mieux résister aux périodes de sécheresse et à réduire les problèmes de ruissellement.

 

En décompactant le sol, en y créant des pores et en développant les surfaces de contact entre air, eau et solides, les lombriciens permettent une intrication de l’atmosphère, de l’hydrosphère et de la biosphère dont les organismes et les racines bénéficient. À cela, l'on ajoute l’optimisation des capacités de conservation de la matière organique et de toute la biomasse du sol : champignons, flore et faune du sol. Les vers de terre transportent eux-mêmes ou permettent de disperser eau, nutriments, matières et minéraux dans les confins de la terre par le réseau de galeries qu’ils laissent libres derrière leur passage. Des réseaux qui bénéificient aux racines des plantes qui s’y engouffrent.

En participant à la nutrition des plantes et à la formation d’humus, les vers de terre sont des agents de la fertilité ! Surtout lorsqu’on connaît leur capacité de travail qui, il y a 2 400 ans, faisait dire à Aristote qu’ils sont les “intestins de la terre”.

Les vers de terre jouent un rôle essentiel dans la transformation des matières organiques en matières minérales, enrichissant la surface de la terre avec une nouvelle terre aux propriétés bénéfiques pour les plantes. Ils contribuent à la fécondité des sols par leur brassage, remuement et digestion.

La biomasse des vers de terre à l'échelle planétaire est estimée à environ 200 millions de tonnes (0,2 Gt), ce qui est 20 fois plus que la biomasse humaine.

Il existe environ 150 espèces de vers de terre

Les vers de terre sont omnivores et se nourrissent principalement de matières végétales décomposées, mélangées à la terre et au compost. Ils peuvent aussi ingérer des fragments d'insectes morts.

Les lombrics sont des acteurs clés dans la création et la conservation d'un terreau fertile et riche, essentiel pour la vitalité et l'abondance des jardins.

Les vers de terre sont d'importants ingénieurs écologiques qui transforment et enrichissent les écosystèmes souterrains, favorisant ainsi la santé des plantes et la biodiversité du sol.

En favorisant un sol sain et une microflore variée, les vers de terre aident à prévenir les infestations de nuisibles et de maladies, contribuant à un environnement plus résistant et équilibré.

En se déplaçant, les vers de terre forment des galeries qui favorisent l'aération du sol, permettant une meilleure circulation de l'air et de l'eau, essentielle pour la santé des plantes.

Le vermicompost est un compost riche et nourrissant produit par la transformation des débris végétaux par les lombrics. C'est un fertilisant naturel riche en nutriments et micro-organismes bénéfiques.

Les vers de terre décomposent la matière organique, libérant des nutriments essentiels qui facilitent l'accès des plantes à ces éléments vitaux, stimulant ainsi leur croissance.

Sources :

Les bienfaits des vers de terre au jardin, de l'enrichissement du sol au lombricomposteur, L'essentiel nature de Bernard Baranger et Noelle Allamand - Ton absence n'est que ténèbres de Jon Kalman Stefansson - Des vers de terre et des hommes de Marcel B. Bouché.

 

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